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Introduction

11 janvier 2009 at 8 h 00 min

La caille ne fait pas partie du cercle des oiseaux « mythiques ». Elle reste pour beaucoup de chasseurs un oiseau occasionnel, plus qu’un gibier à part entière. Ce manque d’intérêt se répercute jusque dans la littérature et la presse cynégétique. Les chapitres ou les articles consacrés à la caille sont particulièrement rares, et les informations difficiles à trouver.
Ce manque d’’intérêt est tout à fait injuste. La caille est un gibier qui à des mœoeurs et un cycle migratoire complexe, et sa chasse, lorsqu’elle est effectuée au moyen de chiens d’arrêts, est l’une des plus belle et des plus agréables qui soit.
C’est en partie pour cela que j’ai décidé de créer ce blog. Ma façon de rendre hommage à ce petit gibier, injustement méprisé, et d’essayer de le sortir de son oubli…
La chasse de la caille n’est cependant qu’un des sujets abordés. Plusieurs rubriques concernent la biologie de la caille, sa bibliographie, son histoire, sa symbolique, sa gastronomie… J’ai également essayé, très modestement, de réaliser un travail d’anthologie sur ce thème (textes et gravures).
J’espère donc que certains non chasseurs, ou collectionneurs, y trouveront aussi un intérêt.

Les différents articles sont classés par thème afin d’en faciliter l’accès, et de rendre leur lecture plus cohérente (voir dans la colonne de droite la rubrique « Tags »). Leur nombre étant devenu conséquent, un moteur de recherche permet également de localiser certains mots clefs, et d’accéder ainsi directement aux sujets qui vous intéressent.
Ce site est également le vôtre: n’hésitez pas à formuler des suggestions, ou à me faire part de vos expériences de chasse. Vous pouvez également me faire parvenir des textes, articles, photos d’objets, gravures, concernant la caille et sa chasse.
Toutes les contributions sont les bienvenues!

 

En vous souhaitant à tous la bienvenue et une bonne lecture…

F. Berille, la caille des blés

Les textes, photos, gravures publiés sur ce blog sont destinés à un usage personnel. Ces derniers ne sont pas libres de droits, et leur publication sur internet, ou sur tout autre support, est soumise à l’autorisation de leur auteur.

Les cailles aux États-Unis

27 avril 2017 at 11 h 20 min

Disons le immédiatement, il n’y a pas de cailles des blés aux États-Unis…  L’aire de répartition de ce petit gallinacé ne s’étend pas au-delà de l’Europe, d’une partie de l’Afrique et de l’Asie – et c’est déjà pas mal, me direz-vous-.

De quoi vais-je vous parler alors ? D’un article datant de 1928, extrait du Bulletin technique du département Américain d’Agriculture, et intitulé « Les oiseaux sauvages introduits ou transplantés en Amérique du Nord « (1).  Autre temps, autres mœurs, ou les colons américains essayaient de réintroduire dans leur nouveau pays les espèces qui leur étaient jadis familières en Europe. L’auteur répertorie sur une soixantaine de pages, les essais d’introduction, plus ou moins fructueux, d’oiseaux en provenance du monde entier en Amérique du Nord (Entre la fin du 18eme siècle et le début du 20eme siècle). Plus d’une centaine d’espèces sont mentionnées : moineau domestique, Bouvreuil, Alouette des champs, Chardonneret élégant, Étourneau, Tarin des aulnes, Lagopède alpin,  Pintade, râle des genêts, grouse,  Perdrix grise et rouge, faisans, et même le grand tétras…

En ce qui concerne la caille des blés, la chasse semble avoir été la principale motivation de ces importations.  Selon l’article, de nombreux chasseurs américains étaient extrêmement enthousiastes à l’idée de pouvoir chasser des cailles aux États-Unis, et il semble qu’il y ait eu un vrai engouement pour cet oiseau. Horace P. Toby fut à l’origine en 1875 de la première importation de cailles, en provenance de la région de Messine en Italie. 2 cages contenant 250 cailles furent acheminées par bateau jusqu’au Etats-Unis.  189 oiseaux survécurent à leur traversée sur le « Neptune » et arrivèrent en excellente condition, puis furent relâchés près de la ville d’Ayer dans l’état du Massachusetts. De nombreuses tentatives d’introduction eurent lieu à partir de cette date au Québec, en Ontario,  dans le Maine, le New Hampshire, le Vermont, le Massachusetts, l’état de New York, le New Jersey, la Pennsylvanie, la Virginie, et l’Ohio. Selon l’auteur, le coût de ces importations par bateaux était extrêmement élevé et atteignait 3 dollars par oiseau.  L’article mentionne plusieurs initiatives, dont certaines menées à grande échelle (plus de 5000 Oiseaux lâchés dans 16 localités différentes). Peu après que les oiseaux eurent été relâchés, Il y eu de nombreux témoignages encourageants concernant la présence de couvées durant la première saison, et il fut observé que certains individus demeuraient à proximité de leur point de lâcher jusqu’au mois de Novembre ou de Décembre. On constata cependant, qu’une fois le moment de la migration passé, aucun oiseau ne revenait. Une caille fut capturée au sud de la Géorgie, et une autre en Caroline du Nord. Des oiseaux se posèrent en Novembre 1877 sur un bateau qui faisait route à plusieurs centaines de miles au sud-est du cap Hatteras (2), et il devint évident que les cailles qui avaient été relâchées, ainsi que leurs petits, migraient d’abord en direction du sud-est, puis périssaient en mer dans un impossible voyage retour vers l’Afrique.

Cela mis un terme aux espoirs des chasseurs américains, et à partir de 1881, plus aucun oiseau ne fut importé.

(1) « Wild Birds introduced or transplanted in north america », P.38 à 39 ; John C. Philips, 1928, Technical Bulletin No 61, april 1928, United states département of agriculture, Washington D.C.

(2) Le cap Hatteras est une bande de sable située au Large de la Caroline du Nord, sur la côte est des Etats Unis.

concours amateur sur cailles ANCC 2017

20 avril 2017 at 18 h 00 min

Cette année encore l’Association Nationale des Chasseurs de Cailles organise un concours amateur sur cailles sauvages. Ce dernier se déroulera le samedi 22/07/2017 sur les communes de Belpech, Molandier (11) Mazeres et Gaudies (09).

Les bulletins d’engagement sont disponibles en téléchargement sur le blog de l’association:

Concours amateur de chien d’arrêt sur cailles sauvages le 22/07/2017

 

Documentaire « A la redécouverte de la caille »

4 décembre 2015 at 9 h 55 min

Nous avions annoncé voici déjà quelques mois dans une lettre adressée à l’ensemble des adhérents de l’association nationale des chasseurs de cailles (ANCC) qu’un documentaire de 52 minutes, entièrement consacré à la caille des blés, était en cours de réalisation (Auteur Aymeric Guillaume). Notre association s’est très largement impliquée dans ce projet, et de très nombreuses séquences (scènes de chasse, interviews) mettent en scène nos adhérents.
Il n’y avait quasiment aucun documentaire consacré à la caille des blés, et notre association ne peut que se féliciter du fait d’avoir contribué à la réalisation d’un reportage aussi complet, et surtout d’une telle qualité.
Après plusieurs mois de tournage étalés entre le printemps et le mois de septembre 2015, sa première diffusion à eu lieu le 07/12/2015 sur la chaine « Seasons ».
Pour tous ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le voir un extrait mis en ligne sur youtube. Ce dernier montre d’ailleurs en introduction une scène de chasse sur les terrains de Mr Philippe Aribaud Damery, trésorier de l’association:

Revue nationale de la chasse, mai 2015

7 septembre 2015 at 10 h 08 min

Un très bel article qui était paru voici quelques mois dans la Revue Nationale de la Chasse No 812, en Mai 2015. Ce dernier est entièrement consacré au magnifique travail réalisé par Philippe Aribaud Damery, trésorier de l’ANCC (Association Nationale des Chasseurs de Cailles), sur son territoire situé sur la commune d’Issel (11).

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Ce dernier à mis en place des mesures pour faire revenir, avec succès, la caille des blés sur ses terrains. Un exemple à suivre, d’autant plus que les rendements sont maintenus et que le coût de ces mesures s’avère quasi nul! Toute sa méthode est décrite… Un article précieux à lire et à relire!
Pour ceux qui l’auraient raté, l’article complet est en téléchargement ci-dessous:

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Les cailles à la miquette

2 septembre 2015 at 7 h 00 min

Voici une recette traditionnelle que l’on utilise depuis des générations dans ma famille pour accommoder les petits oiseaux. Elle est particulièrement simple et savoureuse et peut être utilisée pour une multitude d’oiseaux de petites tailles, de la caille jusqu’au perdreau. Cette recette peut même être utilisée pour un poulet…
Elle permet de parfumer très agréablement la chair des oiseaux, tout en empêchant leur dessiccation.
Les proportions d’ail et d’huile sont indicatives, et chacun peut doser comme il le souhaite, selon son goût.

Elle nécessite:
-Une à deux caille des blés par convive, de préférence tuées le jour même (on peut utiliser à défaut des cailles d’élevage, mais le goût n’a rien à voir)
-De la mie de pain frais (la quantité est proportionnelle au nombre d’oiseaux à garnir: la mie de 4 à 5 tranches épaisses convient à la garniture de 7 à 8 oiseaux)
-Un petit bouquet de persil frais
-Trois à quatre lobes d’une gousse d’ail
-Un filet d’huile d’olive
-Sel et Poivre

ingrédients

Avant toutes choses on doit évidemment plumer et vider les oiseaux. Il faut retirer délicatement les plumes et prendre soin de ne pas arracher la peau qui est très fragile. Cette dernière renferme la graisse et donne à la caille toute sa saveur. Il faut également éviter de flamber, autant que possible, les oiseaux pour enlever les dernières plumes ce qui aurait pour effet d’éliminer la graisse superficielle.

cuisson intérieur cailles

Disposez les oiseaux, bien ouverts, sur sur une grille placée au dessus de la braise d’un barbecue. Ils doivent être placés sur le ventre de façon à bien cuire à l’intérieur.

mélange miquette

Pendant ce temps hachez grossièrement de la mie de main que vous disposerez dans un bol. Hachez finement quelques branches de persil et l’ail que vous mélangerez à la mie de pain. Arrosez le tout d’un filet d’huile d’olive, et ajouter un zeste de sel et de poivre (il est possible de tout passer au mixeur afin d’obtenir une texture plus homogène, mais cela à aussi pour défaut de modifier la texture, et d’enlever le côté croustillant).

cuisson face intérieure

Retirez les cailles de la grille dès que la face intérieure est bien cuite et mettez les sur un plat.

cailles à la miquette, préparation

cuisson finale

Remplissez grossièrement le ventre des oiseaux avec le mélange préparé.
Replacez ensuite les cailles sur la grille cette fois ci côté dos. Laissez cuire quelques minutes jusqu’à ce que les oiseaux soient bien dorés. Le temps de cuisson varie en fonction de la quantité de braise et de l’intensité de la chaleur et peut être extrêmement rapide (Trois à quatre minutes peuvent suffire). Bien surveiller donc… Dès qu’ils vous semblent cuits à point, retirez immédiatement les oiseaux et servez les à vos convives!
Essayer cette recette, c’est forcément l’adopter, et je n’envisage pas de manger des cailles sauvages autrement!!!
J’invite d’ailleurs tous ceux qui l’ont essayé à laisser ci-dessous leurs commentaires!

caille à la miquette

Un curieux appeau à cailles…

10 avril 2015 at 13 h 24 min

introduction caille

Voici une anecdote savoureuse publiée le 20 mai 1882 dans un article du célèbre journal hebdomadaire « La chasse illustrée ». Ce récit, un peu gaillard, arrive en conclusion d’un très bel article Mr G. de Magnitot concernant l’inapplication de la loi de 1844, censée interdire le commerce des cailles en dehors de la période de la chasse.
« (…) Ceci me remet en mémoire une anecdote tant soit peu gauloise que je ne sais trop comment vous raconter; enfin je vais essayer, il sera toujours temps de m’arrêter.
Dans une petite ville de province menaient ensemble joyeuse vie trois farceurs de la plus belle venue, tous joyeux compagnons. A nul on n’aurait pu reprocher son innocence, mais à l’un des trois certaine bonne dose de naïveté gobeuse. Un soir, le chant des cailles arrive jusqu’aux oreilles de nos amis; et de parler de la possibilité de les attirer jusqu’aux pieds. Question de notre naïf: Pourquoi? comment? Avec quoi?
Une idée diabolique traverse la tête de l’un des deux autres compères. D’un signe il prévient son copain et dit au questionneur:
-Mais mon cher, rien n’est plus simple, tout vigoureux gaillard comme nous a sur lui tout ce qu’il faut pour imiter dans la perfection le chant des cailles et les attirer.
-Tu te moques!
-Pas du tout; tiens, je vais aller prendre mon chapeau, nous allons sortir et tu verras!
-Pour l’intelligence de la chose, il vous faut dire que l’appeau à cailles est une sorte de petit sac de peau rempli d’air, terminé par un sifflet en os ou en métal; de petits coups répétés sur le sac chassent l’air au travers du sifflet et produisent le son voulu.
Or notre homme s’éclipse un instant et revient avec canne et chapeau, mais il avait, le traitre, organisé un appeau à cailles dans sa… dans son…Les anglais disent shocking!
On arrive aux champs… Tiens, vois tu, il ne s’agit que de frapper la, et comme cela!… Et, en effet, des profondeurs…sort distinct le cri connu, auquel répond bientôt tout à côté une caille accourant dans les blés verts.
-C’est prodigieux! s’exclame notre naïf, je n’aurais jamais cru à la possibilité de ce nouvel usage! Et tu dis que c’est facile?
-Comment donc! mais tu serai le seul qui ne réussirait pas. Tiens… place-toi.. comme cela…bon! frappe…
L’autre essaye sans résultat, comme on pense bien.
-Mais ça me fait mal!
-Tu t’y prend mal! tiens, vois, moi! plus sec et plus fort!
Le plus fort, c’est qu’il se mit à frapper en effet, et si rudement, que la douleur qu’il se causa l’empêcha seule de remarquer tout de suite ses deux amis se tordant de rire.
Il en fut malade, il avait cogné en conscience et pas à côté. Les amis sont terribles! Le lendemain toute la ville se racontait, au besoin derrière l’éventail avec de petits rires étouffés, l’histoire de l’appeau à cailles de X… On en parle encore et je tiens l’histoire du mystificateur lui même. » G. De Magnitot

Pour en savoir davantage sur les appeaux à cailles (les vrais!!) et leur utilisation:
http://caille-des-bles.blog.fr/2007/03/11/appeau-a-caille-7558695/

gravure bodmer caille

La chasse illustrée

1 avril 2015 at 0 h 00 min

couverture chasse illustree

La chasse illustrée est une revue de chasse, bien connue des collectionneurs, en raison des magnifiques gravures qui illustraient sa page de garde et certains de ses articles. Cette revue à été fondée en 1867 par B. Révoil et dirigée successivement par Louis de Dax, Alfred Didot et Ernest Bellecroix. Sa publication s’arrêta en août 1914.

Voici rassemblées ici quelques belles gravures sur le thème de la caille des blés.

famille de cailles

Voici une très belle gravure publiée en couverture de l’édition du 23/08/1879, et portant la signature de l’atelier de gravure Huyot

gravure bodmer caille

Magnifique eau forte de l’illustrateur franco-suisse Karl Bodmer (1809-1893) intitulée « La caille ». Elle illustrait un article concernant la caille publié dans l’édition du 20/05/1882.

la sieste

Très belle Gravure de Gaston Gelibert intitulée « la sieste », et publiée en couverture de l’édition du 12/07/1884.

dans les bles

Gravure de Henri Bodmer intitulée « dans les blés », publiée en couverture de l’édition du 03/09/1881

les cailles

Gravure de Meinberger (?)intitulée « les cailles » et publiée dans l’édition du 24/05/1873.

Cailles empoisonneuses

18 mars 2015 at 22 h 32 min

Voici le courrier d’un lecteur du chasseur français publié dans la revue No 618 (Février 1948)et intitulé « Cailles empoisonneuses » (P.10).
Il relate le cas particulièrement curieux d’un empoisonnement après consommation de chair de cailles survenu au mois de septembre.
Ce genre d’incident survenait parfois en France lorsque les chasses de printemps étaient encore autorisées au début du siècle dernier. Il arrivait parfois que des oiseaux, fraichement arrivés d’Afrique du Nord, aient ingérés des graines de ciguës (La grande cigue est très présente en Afrique du Nord, et ses graines fraiches sont souvent consommées par les cailles, sans que ces dernières paraissent en être incommodées). La consommation des oiseaux entraine alors paralysie, vomissements, etc, mais ne semble cependant pas mortelle…
Ce lecteur semble relater un cas beaucoup plus inhabituel, puisque les cailles incriminées ont été prélevées et consommées au mois de septembre.

« Pour faire suite à l’article de M. Bonnet, paru sous ce titre dans Le Chasseur Français de juin-juillet 1947, voulez-vous me permettre de vous conter une mésaventure qui m’est arrivée récemment ?

D’une famille de grands chasseurs, j’ai soixante-huit ans et je chasse depuis l’âge de seize, c’est-à-dire que j’ai tué en ma vie un grand nombre de cailles et que j’en ai mangé et vu manger autour de moi un nombre très élevé : jamais aucun accident ne s’était produit.

Or, cette année, les perdreaux étant très rares en Creuse et à peu près inabordables, je me suis rabattu sur les cailles, assez nombreuses.

Le dimanche 14 septembre, j’en ai tué cinq dans un champ de pommes de terre attenant à un champ de sarrazin. Mangées le mardi 16 (la caille, dit-on, doit être mangée sous le fusil), elles furent déclarées excellentes et ne causèrent aucun trouble.

Le jeudi 18, je tuai à nouveau quatre cailles, l’une dans le champ précédent, les trois autres dans une jachère d’herbes sèches, éloignée de toute récolte sur pied. Les cailles furent préparées le samedi suivant au déjeuner de midi et reconnues exquises au goût.

À 6 heures du soir, je me promenais dans mon jardin attenant à mon habitation, lorsque, sans avoir ressenti aucun malaise préalable, les jambes se dérobèrent sous moi et je tombai à terre, éprouvant tout à coup des douleurs d’une grande violence dans les reins, les jambes et les bras. Transporté immédiatement dans mon lit, je fus atteint, en quelques instants, d’une paralysie presque totale, avec raideur absolue de la nuque, sueurs froides, corps glacé, extinction de la voix, mal de gorge et oppression. Le médecin vint aussitôt et constata, en plus des symptômes ci-dessus, deux points de congestion au bas des poumons avec râles. Pas de température, 37° seulement.

Le docteur me prescrivit certains médicaments, promettant de revenir à minuit ; quelques instants après son départ, ma femme, qui me soignait, était prise à son tour des mêmes symptômes, quoique moins violents. Ce fut alors que votre article me revint en mémoire et que j’imputai notre état à l’absorption des cailles. Quand, à minuit, le docteur nous fit une nouvelle visite, il confirma entièrement mon jugement, notre état présentant toutes les caractéristiques d’un empoisonnement par la ciguë.

Les douleurs violentes durèrent toute la nuit et une partie de la matinée, puis allèrent en s’apaisant pour disparaître à peu près complètement le soir, nous laissant seulement une courbature.

Le docteur, m’ayant ausculté à nouveau dans la matinée, ne trouvait plus aucune trace de congestion.

J’ai tenu à vous narrer cette histoire. Les cailles empoisonneuses sont trop peu connues des chasseurs, et il serait peut-être bon de mettre en garde contre un danger sinon mortel, du moins bien pénible et bien douloureux.

Ma femme a été moins atteinte que moi, car, à mon avis, elle n’avait dû manger qu’une caille nocive, l’autre ayant été tuée ailleurs.

Il résulte de mon aventure que la caille verte n’est pas seule en cause, puisque notre empoisonnement s’est produit en septembre, je crois qu’il faut imputer la nocivité des cailles empoisonneuses à l’état du terrain. Dans tous les cas, je sais gré à M. Bonnet de son article, qui a permis de diagnostiquer notre maladie dans le plus court délai.
H. BROQUIN,

abonné, Chenerailles (Creuse).

Dates ouverture chasse de la caille des blés saison 2015-2016

12 août 2014 at 19 h 00 min

L’ouverture de la chasse de la caille des blés devrait avoir lieu en France, cette année encore, le dernier samedi d’aout, conformément à l’arrêté du 24/03/2006 relatif à l’ouverture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau.
Ce qui nous ramène au samedi 29/08/2015 au lever du jour …
Seuls les départements de la Moselle, du Bas Rhin, et du Haut Rhin feront exception et devront attendre l’ouverture générale.
Il est néanmoins préférable de prendre attache directement auprès de votre fédération départementale ou de votre société de chasse, qui sont susceptibles d’adopter des mesures plus restrictives.
Ci dessous l’arrêté du 24/03/2006 relatif à l’ouverture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau, disponible en téléchargement:

arrete 24032006

L’arrêté du 19/01/2009, relatif aux dates de fermeture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau, hormis les limicoles et les oies prévoit la fermeture de la caille des blés le 20/02.
L’arrêté est également disponible ci-dessous en téléchargement.

arrete 19012009

huyot

Gravure extraite de « The illustrated sporting and dramatic news », 02/01/1875

Groupe Facebook

16 novembre 2013 at 20 h 41 min

L’Association Nationale des Chasseurs de Cailles vient de créer son propre groupe Facebook, sobrement intitulé « Association Nationale des Chasseurs de Cailles ».
Il est vrai que Facebook offre de vraies facilités afin de tenir les adhérents informés de l’actualité de l’association quasiment en temps réel (publication d’articles, galeries photos, vidéos, actualité des concours, interventions auprès des pouvoirs publics…).
Ce groupe est pour l’instant public et consultable par tous, néanmoins seuls les membres sont autorisés à venir y publier. Aussi, n’hésitez pas à venir vous inscrire!

https://www.facebook.com/groups/caille.des.bles/